Mesh Magazine, c’est un magazine imprimé, bilingue et indépendant qui met de l’avant les artistes locaux à travers plusieurs médiums (littérature, photo, illustration…). Le magazine est axé sur un sujet pas mal spécifique : la vulnérabilité. La vulnérabilité dans tous les numéros ? Oui oui.

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Le cover du premier numéro

Le premier numéro-pilote (le 00) est paru cet été. On pouvait y trouver l’essence principale du projet à travers les créations de 5 artistes basé.e.s à Tiotia:ke (Montréal). Le numéro était plus court – les prochains feront environ 70 pages. Du gros stock ! Le « vrai » premier numéro, donc, s’appellera  » J’AI CHOKE  » et portera sur les moments où la honte ou/et la peur nous ont retenu.e.s d’agir. Des lettres jamais envoyées, un rendez-vous auquel on ne s’est jamais présenté.e, une pensée restée dans notre gorge et le fait de délaisser une partie de soi au sens plus large.

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Douze artistes vont participer au premier numéro et les noms sont déjà pas mal intéressants. On y retrouve, par exemple,  Odile Myrtil, Lovestruck Prints ou encore James Cadelli. Des gens plus-tant-émergent.es au grand talent dont on a hâte de voir la proposition.

Ce qui est vraiment intéressant (et important !) à mon sens avec le projet Mesh Magazine, c’est que tous les artistes qui y participent sont rémunéré.e.s, et ce, même si le projet ne reçoit aucune subvention. Wow ! C’est tellement rare de voir que le travail des artistes est reconnu dans ce sens-là. Et quand on sait à quel point c’est difficile de vivre de son art, des initiatives comme ça, ça donne espoir.

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Des rêves pour les prochains numéros, ce serait quoi, mettons ?  « C’est sûr que présenter des créations de Miss Me, par exemple, ou collaborer avec des collectifs comme Unceded Voices serait vraiment intéressant. », m’a dit Sorya Nguon, qui est co-fondatrice du projet.

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Depuis quelques années, on voit vraiment un retour de l’imprimé. Plusieurs magazines cools comme Dinette ou Beside ont vu le jour et ont un gros fan-club (dont nous – hehe). Le tout nouveau projet Mesh Magazine ne fait pas exception à la règle. Mais pourquoi un magazine plutôt que, disons, un blogue ?

« L’idée de faire un magazine papier est importante pour nous depuis le tout début du projet. Nous souhaitions créer un objet tangible qui peut être regardé et lu tout en laissant place à la communication. Quelque chose qu’on peut feuilleter spontanément, laisser sur la table, pour ensuite y replonger quand bon nous semble. Meshmag est une plateforme qui regroupe des créations, mais il en est une lui-même. Un blogue a une essence plus fluide qui implique un constant work in progress ; un magazine imprimé se présente plutôt comme des fragments statiques de ce work in progress. »

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Illustration : Gabrielle Léa

Mesh Magazine est résolument politisé, mais est-ce qu’on pourrait dire qu’il est queer ?  « Ça dépend dans quel angle ce terme est utilisé. Les différents projets ne sont pas tous faits par des personnes queer et chacun de ces projets ne traite pas explicitement de thèmes queer, mais il y a définitivement une vision de déconstruction des schèmes sociaux et un but politique qui sont présents. »

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Vous pouvez encourager le projet via leur campagne de sociofinancement sur Ulule. Vous pouvez aussi précommander votre numéro 01 !

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