Le 10 septembre dernier, le regroupement Femmes pour l’équité en théâtre publiait dans la revue JEU quelques chiffres. Vous les avez peut-être vus passer. En fait, de 2012 à 2017, seulement de 20 % à 30 % de pièces d’auteures et de metteuses en scène furent jouées sur les scènes de Montréal et de Québec. C’est clair, y’a pas assez de place pour les femmes dans le milieu théâtral québécois (pis on ne parlera même pas de la place pour les femmes racisées)! J’ai donc fouillé un peu et, parce qu’acheter c’est voter, je vous ai déniché cinq pièces à aller voir pour encourager les créatrices du théâtre à Montréal !

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Filles en liberté de Catherine Léger

Filles en liberté, c’est un texte de Catherine Léger qui raconte une histoire assez particulière. Méli, dans la jeune vingtaine, veut devenir mère au foyer. Quoi ?! Entretemps, elle crée un site porno « équitable du terroir québécois ». Filles en liberté, c’est donc une pièce à saveur féministe qui pousse à se poser des questions sur ce que c’est qu’être une femme de nos jours. Méli, que veut-elle vraiment ? Et nous, on veut quoi ?

Du 7 novembre au 2 décembre 2017
À La Licorne

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La nuit du 4 au 5

Dans La nuit du 4 au 5, une femme a été agressée et son cri réussit à faire fuir son agresseur. L’auteure Rachel Graton nous propose ici une pièce-chorale qui réfléchit sur la mémoire, le rapport au trauma… et puis oui, les agressions. Un sujet difficile, certes, mais une oeuvre nécessaire —et qui risque de faire naître pas mal de discussions !

 

Du 26 septembre au 14 octobre 2017
Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

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Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

Cette pièce au nom beaucoup trop  long est en fait un événement-show-spectacle-tout-en-même-temps. L’album de l’auteur-compositeur-interprète Antoine Corriveau y est mis en scène par Alexia Bürger en corrélation avec la chorégraphe Rosie Contant. Les personnages des vidéoclips d’Antoine vont se matérialiser sur scène (allô Fanny Bloom) avec un orchestre de 25 musiciens. Bref, un excellent cadeau de Noël de toi à toi.

7 décembre 2017
Usine C

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Savoir compter

Au McDonald’s, la nuit, deux employé.es amoureux discutent et mangent des Big Mac. La jeune créatrice Marianne Dansereau a écrit une pièce drôle qui se questionne sur les comportements déviants. Intrigant, non ? Le site du CTA  (Centre du théâtre d’aujourd’hui) nous présente un extrait de la pièce qui, je pense, résume mieux que moi la vibe de Savoir compter. Voici:

LE GARS QUI A ARRÊTÉ DE CALCULER – Toi, t’es belle.

Q-TIPS – Aussi belle que le dauphin du documentaire?

LE GARS QUI A ARRÊTÉ DE CALCULER – Quel documentaire?

Q-TIPS- Tsé là, le documentaire qu’on a regardé où le gars il tombe en amour avec une femelle dauphin!

LE GARS QUI A ARRÊTÉ DE CALCULER, riant- Ah oui, pis qu’il fourrait avec quand le Zoo était fermé? Eille y’en a tu du monde fucké pareil!

Q-TIPS – Moi je juge pas ça. Si le gars il aime les dauphins, c’est son affaire, il a ben le droit! C’est ben mieux qu’il vive son amour avec un dauphin qu’il ait une blonde qu’il aime pas!

Du 7 au 25 novembre 2017
Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

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Antioche

Antioche, c’est l’histoire de trois filles. Jade, révoltée, qui fait des rencontres sur internet. Antigone, de la tragédie du même nom, morte il y a 2500 ans. Et Inès, la mère de Jade. Sarah Berthiaume met en scène des femmes qui sont à bout de leur existence et qui essaient de trouver un sens à leur vie. La pièce aborde aussi les thèmes pas mal actuels de l’immigration et de la radicalisation. À suivre !

Du 7 au 25 novembre
Théâtre Denise-Pelletier

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