Avec le retour des beaux jours et la fin de l’hiver, toutes nos pensées convergent dans le même sens : la bonne bière en terrasse, les festivals chauds et trépidants, les BBQ dans les parcs, les dimanches tam-tam… Il va falloir encore un peu que t’attendes pour vivre d’amour et d’eau fraîche, mais pour te consoler et expérimenter des sensations plus deep chaque week-end en attendant l’été, opte pour la rave montréalaise.

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Trouve le parté de tes rêves

Nous sommes vendredi soir, tu veux sortir mais tu ne sais pas où. Commences par visiter une des pages des collectifs de la ville – Bacchanale, Never Apart, Moonshine, The Ants, Octov, Branche Collective – pour trouver ton bonheur. La communication passe généralement par les réseaux sociaux pour ce genre d’événements. L’endroit où les rave ont lieu évoluent selon les soirs – anciens studios de danse, warehouse, église, garage – mais reviennent souvent, occupés à chaque fois par un collectif différent. Pas le temps de s’en lasser, les organisateurs sont rusés (ou n’ont en réalité pas vraiment le choix).

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Deviens critique d’art pendant 5 minutes.

Une fois le lieu trouvé, hume l’ambiance et fais le tour du propriétaire. Il arrive que les collectifs louent des lieux avec différentes possibilités scénographiques et en profitent. Ils se permettent diverses performances où ces excentricités visuelles sont pilotées par des artistes locaux (VJ, mappeur, danseurs, acrobates).

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Ramène ta boisson et préserves ta bourse

Vous avez bien lus, ce genre de soirées sont souvent BYOB. Et voilà, finis pour toi les factures sur Visa passé 2H du mat’ pour 40 shooters… Et si tu es d’humeur généreuse, sors ta bouteille et proposes à ton voisin le plus proche un petit verre. Toujours moins cher que des shooters dans des bars, et l’effet sera quasiment le même. Si ton compagnon de fortune ne répond pas, pas de panique, il aura sûrement les yeux écarquillés et suintera un peu trop dû à une prise importante de produits dont tu ignores l’existence. Dans ces cas là, trinques avec lui mais évites le contact physique.

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Fonds toi dans la masse, danse et scande

La musique envoyée par le ou la DJ fait voyager les participant/es. Avec des sets d’une heure et demie en moyenne, ils et elles manient les sonorités et les rythmes en véritable chef d’orchestre des temps modernes. On a presque l’impression qu’on nous raconte une histoire en nous amenant dans différents univers au cours de cette épopée musicale. Très souvent, la foule ressent un sentiment de surpuissance et répond aux stimulis sonores par des très récurrents « Alleeeeez lààà ! » ou dans le cas des anglophones, « Yeaaaaaaah ». Fais pareil, ça permet de se défouler et d’oublier toutes les tensions de la semaine.

raveAttention, cruising risqué

Si tu as envie de frencher, déploies tes ailes et fonces mais n’oublies pas que passer une certaine heure (3h), les faces ne sont plus toutes si belles à voir. Réfléchis à deux fois avant de ramener l’heureux.se élu.e chez toi. Il n’est pas rare d’avoir l’impression de rencontrer sa moitié en rave. Les émotions sont décuplées, c’est normal, on a tous ressenti ça un jour. Mais malheureusement le matin au réveil, c’est le coup de massue quand on se rend compte que la personne qui partage son lit ressemble plutôt à un itinérant un peu plus propre que celui du coin de ta rue. Restes positif et dis toi ce sera bon pour ton karma, tu viens de faire une bonne action.

Conclusion ? Ambiance survoltée, initiation artistique, musique qui frappe, lâcher-prise assumé, yeux écarquillés… Oui, les raves party montréalaises des années 80/90 ont trouvé leur relève.

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PS : Par contre, si tu es entouré de gars body-buildés torses nus avec des lunettes de soleil en pleine nuit, ou d’ersatz de Kendall Jenner un peu trop siliconées pour être vrai et que les sonorités écoutées ressemblent un peu trop aux tounes diffusé sur Energie… C’est que tu es sûrement au Beach Club… À ne pas confondre !

Crédits Photo : Arthur Rad
arthurad.com/