On a beau en parler régulièrement, les scènes théâtrales montréalaises manquent trop souvent de diversité. Trop souvent les mêmes modèles qui reviennent sans cesse, alors que tellement de propositions nouvelles pourraient être abordées. À moment donné, la diversité, c’est pas juste de changer de plat au restaurant de temps en temps pour être olé olé. Heureusement, de bien belles compagnies sont là pour rappeler qu’un seul pattern, c’est démodé.

La compagnie Joe Jack et John, je l’avoue sans gêne, c’est mon coup de cœur éternel parmi ce qui se fait dans la métropole. Leur travail ancré dans la multidisciplinarité fait s’effriter habilement les frontières : Catherine Bourgeois, la metteure en scène, emploie à la fois des artistes francophones et anglophones issus de divers champs artistiques et certains d’entre eux ont des limitations intellectuelles.

joe jack john

Pour Abîmés, sa plus récente production, Joe Jack et John nous convie cette fois à la relecture du répertoire, soit quatre courtes pièces du dramaturge Samuel Beckett, surnommées (avec un niveau de cutiness pô pire) les dramaticules. La scène de la salle Fred-Barry se retrouve donc partagée jusqu’au 22 octobre par Guillermina Kerwin, Marc Béland, Gabrielle Marion-Rivard, et Michael Nimbley, qui en est à plusieurs collaborations avec la compagnie.

Ça fait TELLEMENT du bien de voir une distribution représentative du vrai monde dans lequel on vit et ça vaut vraiment la peine de se confronter à l’expérience. Parce que la diversité sur scène, ça permet aussi d’apporter la diversité dans les salles et ça aussi, c’est très beau et nécessaire.

joe jack john

ABÎMÉS
Joe, Jack et John (Page Facebook | Site Internet)
Jusqu’au 22 octobre