Oui nous sommes en novembre, oui c’est un mois tristounet. Mais come on ! J’ai ce qu’il te faut pour mettre un peu de couleur et de joie dans ta journée: Pierre Kwenders. Son premier album, Le Dernier Empereur Bantou, paru via Bonsound il y a tout juste un mois, frappe de par son authenticité. On savoure les influences congolaises, un son électro et en prime, la collaboration de Jacobus (Radio Radio), Baloji et The Posterz, entre autres. Le genre de tounes qui te filent le smile et incitent les corps à danser ! Mention spéciale pour la célèbre « Ani Kuni » qui fait peau neuve et nous ramène en enfance. L’artiste se confie pour LPM.

Crédit : Yannick Fornaciari
Crédit : Yannick Fornaciari

Tout d’abord, peux tu nous en dire plus sur le nom de l’album ?

Le dernier empereur Bantou, sans prétendre l’être. Je voulais un titre qui me représentait et qui piquerait la curiosité du monde sur mes origines et ceux de mes ancêtres. Je voulais donc faire parler et surtout faire découvrir à tous la culture du peuple bantou. Moi je suis de cette nouvelle génération des bantous du monde, je me vois un peu comme un ambassadeur.

D’où te viens ce goût pour la musique ?

La musique a toujours été un rêve que je chéris depuis longtemps. Je viens d’une famille de mélomanes et de chanteurs. Mes oncles ont tous chanté dans leur jeune âge. Je pense que génétiquement, j’étais destiné à la musique. Il a fallu le temps, l’apprentissage (chorale), le courage et la maturité pour arriver ici.

Comment trouves-tu cet équilibre entre un son électro et ce côté plus folklorique venu de ton patrimoine culturel congolais ?

La musique reste un art très naturel. On ne peux rien forcer, car ça risquerait de sonner très mal. Les atomes crochus entre mes influences congolaises et mon amour de l’électro ont agi de leur propre gré. Je n’ai fait que suivre la cadence.

Un endroit à Montréal qui t’inspire ?

Je découvre Montréal tous les jours et je suis toujours aussi ébloui par tout ce que cette ville m’apporte. Montréal est l’inspiration même.

Un artiste qui te fais capoter ?

Julien Sagot. Son dernier album Valse 333 est un chef d’oeuvre.

Pour ceux qui ne t’ont jamais vu en live, c’est comment ?

C’est chaud, tendre et éclaté. Une fête de la nation. La PK Nation.

Crédit : Yannick Fornaciari
Crédit : Yannick Fornaciari

Tu te qualifies de « porte parole de l’Afrique moderne ». Penses-tu que la musique a un pouvoir sur les gens ? Un impact sur la réalité ?

Absolument, moi la musique a changé ma vie. Je me connais plus grâce à la musique. Avec la musique, on peux vivre des moments forts (parfois difficiles), mais cette même musique est celle qui nous réconforte et qui nous fait réfléchir.

D’après toi, comment un son peut-il être original en 2014 ?

Original est une trop grosse chaussure à porter, je crois. Je pense qu’on prend tous un peu de tout ce qui nous entoure. Le plus important, c’est de rester authentique.

C’est quoi la prochaine étape ?

Un coup d’état mondial. La PK Nation souhaite régner sur le monde et cela on le fera ENSEMBLE.

Toza ensemble !!

Album à écouter ICI 

Sa page facebook ICI