Jeune femme d’une grande authenticité à la voix légèrement fêlée et vibrante, Salomé Leclerc revient cet automne avec son nouvel album, 27 fois l’aurore. Paru le 23 septembre dernier, elle y apporte une nouvelle vibe, délaissant quelque peu le style épuré du premier opus avec des arrangements musicaux plus rock en incluant une petite touch électro (avec plus de synthétiseurs et de beats) sans oublier l’ajout de cuivres, pour certaines pièces.

Il faut d’ailleurs souligner l’excellent travail de Philippe Brault, fidèle acolyte et homme-orchestre (joue la plupart des instruments) avec qui elle signe les arrangements et la réalisation.

Une Salomé plus mature, une Salomé plus assumée. Talentueuse parolière, on immerge dans son univers propre à elle, évoquant les thèmes de l’amour (et oui, toujours!), du voyage et de l’évasion. Les paroles, brillamment écrites, reflètent toujours aussi bien les émotions brutes et les états d’âme de l’artiste.

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La pièce révélatrice de l’album selon moi : Un bout de fil. Dans l’introduction, on sent l’influence de Radiohead (et même une parcelle de James Blake) avec ses notes graves au piano, rappelant Pyramid Song de l’album Amnesiac. Le duo piano-voix accompagné de distorsions subtiles crée une atmosphère si intime et vulnérable que parmi les périodes de noirceur, de doute, de blessures passées, on peut apercevoir qu’une certaine paix ou nouvelle lumière se pose sur elle.

Une nouvelle lumière, comme à chaque petit matin ou à l’aurore, pour être plus précis. Dans des mots plus clairs : elle sait donner le motton. Un vrai bouillon de poulet qui réchauffe l’âme ou les cœurs esseulés…Une petite parenthèse comfo dans laquelle il fait bon se lover pour penser à lui ou à elle, un après-midi grisounet d’automne.

Quelques autres chansons (Et si cette fois c’était la bonne) aux tons délicats, évoquent une certaine tristesse ou même une fine amertume. Cette pièce est parfaite lorsqu’on se sent contemplative, fatiguée ou en proie à des pensées troublantes et ce, vêtu de mou (ça aide). Toutefois, malgré le caractère un peu plus dark pour certaines chansons (Attendre la fin), la musique de la belle brunette n’est jamais déprimante, mais bien touchante par ses textes sensibles et même métaphoriques.

Credit photo : Salomé Leclerc
Credit photo : Salomé Leclerc

Salomé Leclerc, originaire du village de Sainte-Françoise-de-Lotbinière et âgée de 28 printemps (ou automnes) n’a pas tardé à se faire un nom sur la scène montréalaise depuis déjà quelques années. Rien ne l’arrêtera dans son élan.

Album à écouter sans retenue avec ses headphones pref pour y saisir toute la profondeur et la grande richesse lyrique.

Elle sera en spectacle le 13 novembre prochain, au Club Soda, dans le cadre de Coup de cœur francophone

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